Résidences de tourisme : Quiétude en redressement judiciaire

Publié le par chivas90

Sources : http://www.lesechos.fr/patrimoine/immobilier/300366601-residences-de-tourisme---quietude-en-redressement-judiciaire.htm

L'exploitant de résidences de tourisme Quiétude Evasion et sa société mère, le groupe Quiétude, sont en redressement judiciaire depuis le 28 juillet. Réunis dans 51 résidences, quelques milliers d'investisseurs sont confrontés à des difficultés financières. 

Dans la torpeur estivale, l'exploitant de résidences de tourisme Quiétude Evasion qui menaçait de déposer son bilan à la rentrée, vient finalement de faire l'objet d'une procédure de redressement judiciaire. Cette procédure a été ouverte le 28 juillet 2009 par le tribunal de commerce de Paris. Sa maison mère, le groupe Quiétude, a subi le même sort.

Les deux sociétés sont placées en période d'observation jusqu'au 28 janvier 2010. D'après nos informations, la procédure collective devrait, dans un second temps, être étendue à toutes les autres sociétés du groupe. Quiétude Evasion afficherait un passif de 1,3 million d'euros. Mais des proches du dossier évaluent le seul passif des bailleurs à quelques 13 millions d'euros. Rappelons que l'activité de cette société porte sur "l'exploitation d'hôtels de tourisme sans restauration, de résidences hôtelières, de résidences de tourisme et de résidences services".

Quant au groupe Quiétude, la société mère, elle accuserait une perte de plus de 7 millions d'euros sur le dernier exercice. Et ce, avec un passif de 19 millions d'euros dont 14 millions représenteraient le compte courant de l'actionnaire majoritaire.

La reprise de Residhotel

L'ouverture de ces procédures collectives intervient seulement quatre mois après la reprise par Quiétude, à la barre du tribunal de commerce de Grasse, de l'exploitation des résidences de Résidhotel. Au préalable, une promesse de vente sous condition suspensive aurait lié Quiétude Evasion pour la reprise de l'exploitation dans le cadre de baux commerciaux, de 21 résidences à Rhode Tourisme (groupe Resid'hotel). Ces résidences sont implantées dans 16 sites, comprenant des destinations mer, nature, montagne et ville. 

En outre, la promesse de vente fait état "d'un règlement définitif des litiges entre Rhode Tourisme et d'autres sociétés du groupe". En contrepartie d'un prix de vente pour un euro symbolique par résidence de tourisme, Rhode Tourisme aurait conservé un précieux pactole : quelques millions d'euros récoltés dans le cadre des pénalités de retard et des fonds de concours versés par les promoteurs. Les fonds de concours constituent une sorte d'avance de loyers acquittée par le promoteur à l'exploitant de la résidence pour couvrir la montée en puissance de l'exploitation. "Cette cession de 16 résidences entre Resid Hotel et Quiétude Evasion, une société déjà en difficultés, porte sur un actif de 14 millions d'euros", calcule un proche du dossier. Dans ce contexte,  un copropriétaire a émis un droit d'opposition à l'ordonnance de cession des 21 résidences Résidhotel à Quiétude Evasion. L'audience est prévue le 10 septembre 2009 au tribunal de Cannes.

 La solution ?

"Pour les investisseurs, la solution consiste à trouver un repreneur, le mieux étant d'agir en association de copropriétaires, résidence par résidence", remarque-t-on au Syndicat national des résidences de tourisme (SNRT). Depuis quelques mois, Quiétude Evasion a été radiée comme membre de ce syndicat.

De son coté, le tribunal de commerce de Paris recherchera sans doute un repreneur de l'ensemble. Mais les candidats à la reprise d'exploitation de 51 résidences de tourisme implantés dans des emplacements fort divers risquent d'être rares. Cet ensemble totalise 4.800 logements répartis en 35 résidences "loisirs", soit 3.040 appartements, et 16 résidences "villes", soit 1.760 appartements.

Les conditions financières de cette reprise constituent des points majeurs. Quels seront le sérieux et l'assise financière du repreneur ? Les loyers et leurs conditions de revalorisation seront-ils préservés ? Autant de questions que se posent les particuliers ayant investi dans un secteur non couvert par une caisse de garantie professionnelle.

 MARTINE DENOUNE, Les Echos

Le ton est donné...même la presse spécialisée s'étonne de cette cession!!!!

Messieurs du gouvernement, qu'avez vous à nous proposer par rapport à ce fiasco?
peut on laisser faire ce genre de transaction dans notre pays sans réagir?

il faut donner du souffle aux IRT car dans tous les cas de figure, si le gestionnaire est défaillant, si le promoteur n'a pas terminé correctement son travail (mal façons, non classement des résidences),  tous les risques de refiscalisations retombent sur les investisseurs que nous sommes. Les loyers ne sont pas payés depuis longtemps maintenant, mais les échéances bancaires tombent tous les mois et de nombreux investisseurs vont être en grande difficulté financière sous peu!!!
Je ne vous parle même pas de l'hypothèse où ils seraient refiscalisés!!!


 

 

 

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F
Le lobbying du SNRT mentionné dans la lettre de Madame Lagarde (Syndicat qui NE représente NULLEMENT les Propriétaires) entretien le « mirage » présentant les promoteurs et les gestionnaires comme les « vrais acteurs économiques » et non pas les Investisseurs que nous sommes. Eux ont le droit de se mettre en procédure de sauvegarde, de se mettre en liquidation et de se revendre entre eux les baux commerciaux….<br /> <br /> Pour imager ce qui se passe dans notre Pays et rejoindre une actualité financière malheureusement brûlante, les Sociétés d’Exploitation Touristique sont devenus de véritables « Traders » qui s’échangent les « actifs » que sont en réalité nos baux commerciaux. Nous les vrais investisseurs avons juste le droit de s’entendre dire que dans tout investissement il y a risque ! (Après signature évidemment…)<br /> <br /> Le vrai problème désormais est de savoir comment éviter dans notre Pays que des « Margoulins » profitent « légalement » du système au détriment de contribuables qui investissent dans l’économie de notre Pays en toute bonne foi.
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