Association de défense des intérets des copropriétaires de la Résidence la Grande Autane à Orcières Merlette.
Il est clair que les IRT sont des victimes de ce système.
Le gouvernement ne peut plus fermer les yeux devant cette arnaque à grande échelle.
Mr Woerth, Mr Novelli, vous avez un nouvel interlocuteur, FEDARS...
Il est temps maintenant de ne plus cautionner ce scandal.
Il en va de l'avenir financier de milliers de petits investisseurs.
"L'histoire commence bien. Ce couple de la classe moyenne a
un peu d'argent de côté, qu'il veut investir sans prendre trop de risques.
La loi Demessine tombe à pic. C'est le dispositif parfait pour réduire ses impôts tout en préparant sa retraite, semble-t-il. En achetant sur plan un appartement dans une future résidence de
tourisme à Orcières 1850, le couple croit faire une bonne affaire. Réduction d'impôts de 25 000 € sur 6 ans, récupération de la TVA, c'est tout bénéfice.
En plus, le geste n'est pas égoïste. La loi veut mieux répartir le tourisme, via les zones de revitalisation rurale (ZRR). Dont le but est de favoriser l'activité économique et l'emploi
locaux.
Mais dès la construction, les choses se gâtent. « On s'est rendu compte que ce qu'on avait acheté ne correspondait pas du tout à ce qu'on pensait » se souvient
Mireille Pierret, propriétaire avec son mari d'un appartement aux "Balcons du soleil" à Orcières 1850.
Locataire des lieux, la société LVR Vacances est chargée d'entretenir les bâtiments et d'en trouver les occupants, reversant des loyers aux bailleurs dans le cadre d'un bail commercial de neuf
ans. Mais ces derniers vont de déception en désillusion. « On a eu des problèmes dès le début avec notre gestionnaire. On était toujours obligés de faire des courriers pour être payés. Il n'a
jamais répondu. On n'est plus payés. En plus la résidence est mal entretenue. »
Les ex-heureux propriétaires ont alors voulu rompre le contrat. « Le problème, c'est que quand vous dénoncez votre bail, vous êtes obligés de rembourser la défiscalisation, voire la TVA. Dans
ce cas, avec en plus la perte des loyers, on va payer l'appartement 50 % plus cher que prévu » explique Mireille Pierret.
Du côté du gestionnaire, on se range derrière la loi. «Je comprends les difficultés des propriétaires. En résidence de tourisme en ZRR, le propriétaire est coincé
si l'exploitant a un problème. Le système est mal fait, mais c'est la responsabilité de l'État» assure Michel Ramos, l'ex-gérant de LVR Vacances, anciennement basée à Pra-Loup.
Repris depuis peu par la société Casanova, domiciliée en région parisienne, le gestionnaire a entamé une démarche pour faire baisser les loyers. «Certains ont refusé. Les propriétaires qui ont
accepté ont été réglés» souligne Michel Ramos. Pour lui, les exploitants sont aussi victimes du système qui a apporté une concurrence forcenée. « À Orcières, on est passés de 800 à plus de 4500
lits entre 2003 et 2008. Et il y a encore deux résidences de tourisme qui se construisent... »
Le problème est le même qu'avec Transmontagne. Mireille Pierret est devenue présidente de l'association Apart, qui défend les propriétaires en résidence de
tourisme (la 1re du genre). Selon elle, « 5000 à 6000 personnes sont dans cette galère dans toute la France. Tous les jours des gens nous appellent au secours. »
Une réunion au Sénat a eu lieu pour cerner la question et le vide juridique dans lequel s'engouffrent des intermédiaires peu scrupuleux. «Le système des ZRR sera arrêté en 2010, et c'est lié à
notre démarche» affirme Mustapha Nadi, président du conseil syndical des "Balcons du soleil".
En attendant, certains investisseurs sont ruinés, drames personnels à la clef. De plus, Mireille Pierret estime que l'emploi local n'a pas bénéficié du dispositif.
Pire, d'autres conséquences néfastes seraient à venir. « Si les résidences de tourisme ferment et que les gens ne peuvent plus payer, les infrastructures des stations ne serviront plus à rien,
les mairies seront endettées... On va à la catastrophe! Et on se rend compte qu'on a défiguré la montagne... »
La presse commence à prendre ces questions au sérieux,
il faut désormais espérer que le gouvernement fasse un signe pour toutes ces familles en faillite!!!
Depuis le 1er janvier 1999, un dispositif de faveur de l'immobilier de loisir a vu le jour prenant le nom de son auteur, Michelle Demessine, alors secrétaire d'Etat au Tourisme. Il concernait les investissements réalisés dans les zones de revitalisation rurale. En Savoie, tout l'arrondissement de Saint-Jean-de-Maurienne était concerné, ainsi que les cantons de Beaufort, du Châtelard et des Echelles (notre photo). La loi prévoyait la récupération de la TVA au taux de 19,6 %, une réduction d'impôt de 25 % du coût d'acquisition du logement, répartie sur 6 ans. Le propriétaire devait en céder la gestion pendant au moins 9 ans à une société d'exploitation qui lui assurait un loyer. Il pouvait également profiter du logement jusqu'à 8 semaines par an. En Savoie, plusieurs centaines d'appartements soumis à cette loi devraient peu à peu sortir du dispositif de défiscalisation et se retrouver sur le marché.
La liste noire s'allonge, les pétitions circulent, les avocats se frottent les mains. Sale temps sur les résidences touristiques qui devaient sortir de l'oubli les régions à l'écart du développement touristique. Ces fameuses ZRR (zones de revitalisation rurale) ont vu fleurir les programmes immobiliers défiscalisés. En Savoie, la Maurienne, le Beaufortain et les Bauges sont directement concernés. Et le nombre de petits investisseurs en colère explose.
Les profits escomptés ont fondu comme neige au soleil. Et la crise de confiance s'amplifie avec les difficultés des exploitants qui devaient garantir le jackpot à tous ceux qui avaient investi dans ces programmes.
En 2007, la faillite de Transmontagne jetait le trouble chez les propriétaires. La suite n'a rien arrangé : Quiétude, Residhôtel, LVR, Mona Lisa... Le nombre de sociétés touchées à leur tour ne risque pas de calmer les esprits. Témoin le nombre de mécontents qui viennent gonfler la pétition envoyée aux parlementaires français et européens. Déjà 2322 noms de propriétaires de toute la France mais aussi de Suisse, d'Irlande et de Grande-Bretagne qui se sentent floués.
Au fil des pages, la Savoie est bien placée parmi les stations dans le collimateur : en Maurienne, Le Corbier, Saint-Sorlin, Saint-Jean-d'Arves, Valmeinier, Valloire, la Norma, Valfréjus, Termignon, Lanslebourg. Dans les Bauges, La Féclaz. Dans le Beaufortain : Notre-Dame-de-Bellecombe.
Depuis Raimbeaucourt, dans le Nord, Valmeinier faisait rêver M. et Mme Ancelle. Piscine, sauna et parking couvert dans cette résidence 3 étoiles ouverte en décembre 2004. « Nous étions attirés par la montagne tout en voulant faire un placement pour compléter notre retraite et laisser un bien à nos enfants. La simulation que l'on nous avait proposée paraissait très intéressante. Nous n'avons pas eu de loyer pendant plusieurs mois. Une association a été créée et nous avons saisi un avocat. Nous avons écrit aux parlementaires de notre région et de Savoie. Nous attendons. »
Même déception chez Jean-François Tupinier, de Beaune, qui a misé sur Saint-Sorlin-d'Arves. « Pendant trois ans, tout a très bien fonctionné. Puis j'ai appris que Résidhôtel était en procédure de sauvegarde. J'ai déjà plus de 2 400 € de loyer impayés et je crains que le repreneur nous impose une baisse des loyers par rapport à ce qui était promis au départ. »
Tout aussi remonté, Stéphane Laffaille, d'Aix-en-Provence, est devenu président de l'association des 69 propriétaires des "Terrasses du Corbier". « Il a été livré en, janvier 2007. Nous ne touchons plus de loyer depuis un an et j'ai bien peur que la valeur de notre studio ait dégringolé. Je l'ai payé 162 000 €. Quand j'ai fait le tour des agences immobilières l'été dernier, on m'a dit qu'il ne vaudrait pas plus de 60 000 € si je pouvais le vendre aujourd'hui. Je me sens d'autant plus piégé que le programme d'investissement semblait idéal sur le papier. »
Ils sont plusieurs milliers en France à se sentir bernés par les mirages de l'immobilier défiscalisé. Leur nombre risque encore d'augmenter dans notre département, qui a vu fleurir les résidences touristiques depuis 1999. Autant d'offres qui s'ajoutent sur un marché déjà saturé.
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